💡 Ma réponse lors du séminaire UNEP de cette semaine: Non, dès lors qu’on a la capacité de les réduire fortement, ce qui est spécialement le cas pour les émissions liées aux sinistres. Au contraire ce serait plutôt une belle opportunité de montrer sa performance pour le Climat!

✔️ Notre recherche de 2025 montre que la partie aujourd’hui publiée des émissions des assureurs Dommages (Émissions financées et celles liées à la couverture des clients entreprises et automobiles) est minoritaires par rapport aux émissions liées aux sinistres partiels et surtout totaux:

👉 Les sinistres partiels ou réparables, permettent de substituer des pièces de réemploi aux pièces neuves, abattant de près de 90% leur empreinte carbone. Ces sinistres ne représentent que 75% des émissions liées aux garanties selon la méthode PCAF.

👉 Les sinistres totaux sont ceux où le véhicule, par exemple, est irréparable soit pour des raisons financières ou pour des raisons techniques.

Dans ce cas,
✅ le sort de l’épave est sous contrôle de l’assureur qui peut influencer le recycleur pour le désosser et alimenter le marché des pièces détachées plutôt que le laisser remettre en circulation après réparation à bas coût. Le 1er scénario génère des émissions négligeables. Le second permet au véhicule thermique réparé de réémettre 2 tonnes de CO2 par an. Et ce véhicule a bien été vendu par l’assureur a un tiers, ce qui justifie qu’il les endosse…

✅ le choix du véhicule de rééquipement est une décision du client, mais le montant de l’indemnité de l’assureur l’influence notablement. C’est la raison pour laquelle Axa a introduit la « Clause Verte » dans tous ses contrats multirisque habitation et multirisque professionnelle: si le client passe à l’électrique amères sinistre, Axa cofinance!

Transposé aux véhicules, cela revient à verser un supplément à la valeur argus si le client achète une voiture d’occasion électrique pour remplacer une thermique.

💡 Si Axa a pris cette initiative, c’est qu’il l’estime de nature à influence le client et donc à bonifier son empreinte environnementale!

Voilà pourquoi et comment les émissions liées aux sinistres tant totaux que partiels sont essentielles: elles sont à la fois très élevées et largement gérables par les assureurs.



🚨 L’état du climat ne permet pas de faire l’autruche.

🚀 L’Insurance Council of Australia, fédération des assureurs dommages australiens, a montré la voie en s’attaquant aux sinistres partiels. Il reste une place de leader à prendre en regardant en face les sinistres totaux!

Par qui:

👉 Axa qui a été le 1er à offrir cette clause verte?

👉 Allianz qui est sans doute le plus avancé dans ces mesures?

👉 MAIF qui a une longueur d’avance dans la négociation avec les recycleurs d’épaves?

👉 CAA qui a publié une partie des émissions liées aux sinistres partiels avec EA France?

Les paris sont ouverts…